Une demeure de 1830

L'histoire des relais de poste

L’organisation des relais de poste

Jusqu’à l’avènement du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, le cheval au galop fut le moyen le plus rapide de se déplacer et de transmettre des informations.

À condition pour les messagers (appelés « courriers ») de pouvoir changer de cheval tout au long de leur parcours car « qui veut voyager loin, ménage sa monture » ! En effet, un cheval galopant en moyenne 20 km/h a ensuite besoin d’un temps long de récupération. Il faut alors plusieurs chevaux pour parcourir les centaines de kilomètres qui séparent les grandes villes.
Le système, permettant au cavalier d’échanger de relais en relais, un cheval fourbu contre un cheval frais, fut mis en place en France par le roi Louis XI vers 1476. Il est à l’origine de ce qui deviendra La Poste.

Le lieu

Les relais de poste se signalaient aux voyageurs par une enseigne ou par l’inscription de façade « Poste aux chevaux ». Mis en place dans les fermes, il s’agissait le plus souvent de vastes bâtiments comprenant la maison du propriétaire, le « maître de poste », le logement des domestiques et les écuries, mais aussi les bâtiments agricoles : granges à grains, fourrages et avoines. Les lieux accueillaient parfois une auberge et une hôtellerie. Une partie des chevaux était réservée au travail des champs, l’autre partie à la course de poste. Les chevaux de poste sont issus de races de petite taille et robustes, résistantes à l’effort tels les bidets bretons ou les percherons. Au XVIIIe siècle il y avait environ 15 chevaux par relais. Le relais de Paris, point de départ d’un grand nombre de routes comptait 135 chevaux en 1756.

Le maître de poste

Fermier et propriétaire de sa cavalerie, il dirige le relais. En contrepartie de ses responsabilités, il bénéficie dès l’origine de privilèges fiscaux, il est exempté de la taille (impôt foncier sur les terres) mais a pour devoir de tenir gratuitement chevaux et employés à disposition des messagers du roi. Les particuliers, eux, paient 30 sous par relais de poste pour louer un cheval. Gros propriétaire terrien, le maître de poste s’enrichit au cours des XVIIIe et XIXe siècles grâce à une bonne conjoncture agricole et au développement des échanges.

La charge de maître de poste se transmet de génération en génération. Acteur important du développement économique local, il assure également le gîte et le couvert aux voyageurs et emploie postillon, palefrenier, bourrelier, sellier, maréchal-ferrant… La Révolution française met fin à son privilège fiscal au profit d’une indemnité pour l’entretien de son écurie.

La fin de la Poste aux chevaux et des relais de poste

L’arrivée du chemin de fer dans les années 1840 sonne le glas de la poste aux chevaux. Le train, beaucoup plus rapide, est utilisé par la poste dès 1844 et les relais de poste démantelés au fur et à mesure de la construction du réseau ferré, jusqu’à l’arrêt définitif de la poste aux chevaux en 1873 , après 400 ans de bons et loyaux services. Désormais les lettres sont triées directement dans le train qui les achemine, par le service des « ambulants », transportant des agents chargés du traitement des correspondances pendant le trajet.

Crédit photo et histoire trouvée sur http://www.museedelaposte.fr

L' Ancien Relais de Poste - Saint-Dier d'Auvergne

Nous vivons juste à côté de chez Roland, un monsieur adorable né en 1935 que nous avons la chance d’avoir comme voisin. Il a passé toute son enfance à Saint-Dier et continue à y séjourner une bonne partie de l’année, souvent entouré des siens. Il aime nous raconter, pour notre plus grand plaisir, ses jeux d’enfant dans le Miodet, le ruisseau qui longe encore aujourd’hui notre jardin, les constructions de radeaux qu’il faisait avec son frère, mais aussi l’histoire du village et du Relais de poste. 

Le gîte, la maison et celle de Roland constituaient le Relais de Poste de Saint-Dier dans les années 1830. Plus précisément, il paraitrait que le gîte ainsi que la grange de Roland servaient autrefois d’écuries, où les chevaux se reposaient entre deux courses. Notre maison était celle du Maître de Poste, où les messagers pouvaient manger et dormir. Jadis, on emmenait les chevaux boire dans le Miodet et on restaurait leurs fers à la forge, qui est aujourd’hui la bibliothèque du village.

Plus tard, une partie de la grange de Roland sera vendue à la Mairie pour y construire le bureau de Poste actuel.

Le Pont du Miodet 

Situé juste au dessus du gîte, on le voit depuis le jardin puisqu’il passe juste au dessus du ruisseau. Il apporte une ambiance bucolique au jardin et à la belle saison, nous allons souvent se baigner juste en dessous : l’eau y est très claire et l’écho nous permet de chanter à tue-tête ! 

Pour la petite histoire, il aurait été construit sous Louis XIV entre 1661 et 1683. À cette époque, l’un des ministres du Roi nommé Colbert était promoteur d’une politique économique interventionniste pour développer le commerce et l’industrie par la création d’infrastructures. Il a notamment créé le service « Ponts et chaussées », ouvert beaucoup de routes et construit beaucoup de ponts. 

Anciennes cartes postales de Saint-Dier d’Auvergne et sa Grande rue, qui aujourd’hui est la Rue de L’Octroie, rue principale du village qui dessert l’Impasse de la Poste où est situé le gîte. 

L' Ancien Relais de Poste aujourd'hui

Ce lieu rempli d’histoire s’est transmis de génération en génération par la famille du Maître de Poste cité plus haut, jusqu’en 1990 où elle a été rachetée et rénovée par une famille du cru. 

Puis, en 2004, une famille anglaise rachète la maison et l’étable. Les combles de la Maison deviennent alors des chambres d’hôtes et l’étable de l’Ancien Relais de poste est transformée en gîte. Les travaux se terminent en 2006 et l’activité de location commence la même année.

En 2012, les anglais vendent l’ensemble à un couple Belge qui continuent à distance de louer le gîte et la maison séparément.

Enfin, c’est en Avril 2021 que nous avons un véritable coup de coeur pour cet endroit. Nous achetons le gîte ainsi que la Maison dans laquelle nous nous installons en famille (au rez-de-chaussée et au premier étage).

Le deuxième étage de la maison (les combles transformées en chambres) nous permet de louer le gîte à des groupes jusqu’à 16 personnes, en complément du gîte 6 personnes (vous savez, l’ancienne étable !) 

Le pont du Miodet, Juin 2021 – Photographié par Marta Puglia du jardin.

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